Titre de la thèse
« Réseaux ferroviaires et continuités écologiques, entre conflits et opportunités de franchissement. Analyse des collisions et de l’utilisation des ouvrages d’art non dédiés par les ongulés sauvages ».
Le vendredi 10 juillet 2026
Centre Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris.
Participation à distance
La soutenance se fera en format hybride, en présence et en distance. Lien de visio à venir.
Inscription et informations complémentaires
Résumé de la thèse :
Cette thèse analyse les interactions entre les réseaux de déplacement des ongulés sauvages (chevreuils, cerfs et sangliers) et le réseau ferroviaire, à partir de l’étude d’un tronçon situé dans le sud de la Bretagne. Elle vise à identifier, d’une part, les facteurs expliquant les points de conflit entre ces deux réseaux, matérialisés par les collisions faune-train, et, d’autre part, les conditions favorisant des traversées sécurisées de l’infrastructure. L’analyse porte plus particulièrement sur le rôle des ouvrages d’art non dédiés à la faune, initialement conçus pour le passage de routes, de chemins ou de cours d’eau. La faune aux abords de quarante ouvrages a ainsi été suivie par pièges photographiques pendant un an. Les données de fréquentation des ouvrages, ainsi que les collisions recensées par les agents SNCF, ont fait l’objet d’une analyse spatiale et temporelle. Elles ont ensuite été mises en relation avec des facteurs agissant à différentes échelles spatiales, incluant des facteurs paysagers, structurels et anthropiques, ainsi qu’une analyse de la connectivité fonctionnelle.
Les résultats mettent en évidence le rôle important de la composition du paysage (notamment le pourcentage de milieux forestiers et agricoles) et du trafic ferroviaire à certains moments de la journée (aube) dans l’explication de la localisation et de l’intensité des collisions. Concernant les ouvrages non dédiés à la faune, des traversées ont été observées principalement chez le chevreuil, tandis que celles des sangliers restent sporadiques et qu’aucun cerf n’a été détecté. Les chevreuils semblent privilégier des ouvrages faiblement soumis au trafic routier et situés dans des contextes peu forestiers et contrastés en termes de milieux ouverts. Les sangliers fréquentent principalement les abords des ouvrages pour des raisons alimentaires. Il semblerait toutefois qu’en l’absence de contrainte, les sangliers préfèrent traverser les voies ferrées que passer par les ouvrages non dédiés.
Ces différences entre les espèces soulignent la nécessité d’adapter les stratégies de gestion. Plus largement, ces résultats contribuent à une meilleure compréhension de l’influence du réseau ferroviaire sur les continuités écologiques, en considérant conjointement les déterminants des traversées sécurisées et des collisions. Ils mettent notamment en évidence le rôle fonctionnel de certains ouvrages non dédiés pour les déplacements des chevreuils. Ces résultats présentent ainsi une portée opérationnelle, en permettant notamment d’identifier les ouvrages existants les plus favorables au report des passages d’ongulés en cas de clôture, et de mieux cibler spatialement les mesures de réduction des collisions.
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12-18 juillet 2026, Moulin des Baronnies, Sarlabous
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Vendredi 10 juillet à 13h30, Centre Sorbonne, Paris & à distance (cliquer sur "lire plus")
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Jeudi 18 juin 2026, de 09h à 12h, Université Paris 8, Bâtiment D, Salle D 006
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Vendredi 12 juin 2026 de 14h00 à 17h00, Campus Condorcet, Bâtiment Recherche Sud, salle 2.023
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Mardi 09 juin à 16h00, Université Paris 8, Maison de la recherche, Salle A201 & à distance (cliquer sur "lire plus")
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Mardi 09 juin 2026, de 09h30 à 18h00, Campus Condorcet, Auditorium de l’Humathèque, 10, cours des Humanités, Aubervilliers
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Avant le 31 mai 2026
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Vendredi 29 mai 2026, de 10h à 14h, Campus Condorcet, Bâtiment Recherche Sud, Salle 2.122
1779960600
Jeudi 28 mai 2026, de 09h30 à 13h00, Campus Condorcet, Centre des Colloques, Sala 0.033