Séance qui s’organisera en trois temps :
Les espaces littoraux, interfaces entre la terre et la mer, concentrent une pluralité de pressions, d’origine tant naturelles qu’anthropiques. La thèse, soutenue en 2024, a étudié l’atterrissage d’une jeune politique publique de gestion intégrée du trait de côte, dans un cadre particulier : les expérimentations de gestion souple du trait de côte (dépoldérisations, désenrochement, renaturation de cordons dunaires endommagés…) du projet Adapto (2017-2022) réalisées par le Conservatoire du littoral sur une dizaine de sites pilotes littoraux, agricoles, naturels et à habitat diffus. Par le biais d’un questionnaire et d’entretiens, les usagers des sites pilotes, ainsi que les acteurs locaux de l’aménagement, ont été interrogés sur leur perception de ces modalités de gestion des enjeux de submersion marine et d’érosion. Troisième voie entre la gestion dure (et fixiste) du trait de côte et la libre évolution des espaces côtiers, la gestion souple et ses outils cherchent à combiner les dimensions techniques et de gouvernance de l’aménagement côtier, le tout en mettant au cœur des actions le bon fonctionnement des écosystèmes et le maintien de la présence humaine. Selon les définitions proposées par le GIEC, la gestion souple s’apparente davantage à une adaptation incrémentale qu’à une adaptation transformationnelle. Nous reviendrons sur les principales conclusions de la thèse, en réfléchissant aux caractéristiques de cette gestion, qui incarne certes, une volonté de transition, mais également une recherche de transformation d’un processus existant, une continuité entre un avant et un après, et qui s’incarne dans les positions prises par les acteurs locaux.
Partant du constat de la difficulté à enclencher une transition agroécologique dans les territoires, la présentation visera à interroger le vécu d’agriculteurices inscrit·es en agroécologie forte, à l’aune de trois dimensions : individu, ferme et territoire. Nous chercherons à comprendre leur manière de travailler et de vivre l’agroécologie, les répercussions dans le fonctionnement de la ferme, ainsi que la manière dont iels s’ancrent dans leurs territoires. En particulier, il s’agira de revenir sur le rapport au vivant et au travail des agriculteurices, sur la multifonctionnalité renouvelée des fermes aux ateliers et productions complémentaires visant l’autonomie, et les implications vis-à-vis du territoire, avec des fermes pensées comme espaces alternatifs écologiques, de rencontres et de partages, mais aussi relativement isolés du monde agricole conventionnel. Ces éléments nous permettront d’interroger la place de ces agriculteurices dans les processus de transformation des territoires et la manière dont iels s’inscrivent bon gré, mal gré, dans la transition agroécologique. Cette présentation s’appuiera sur l’enquête réalisée dans le cadre de ma thèse soutenue en 2025 : un travail en immersion, entre observation participante et entretiens, réalisé au sein de 13 fermes en agroécologie forte, dans le Finistère et le Barrois (à cheval sur l’Aube, la Haute-Marne et la Côte d’Or).
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Mercredi 20 mai 2026 (date limite de soumission)
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Mardi 7 avril 2026 de 10h00 à 12h30, (lieu précisé ultérieurement)
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Lundi 23 février 2026, de 15h30 à 17h30, UPCité, bât. Olympe de Gouges, salle 163 (1er étage)
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Jeudi 19 février 2026, Université Paris Cité, Bâtiment Olympe de Gouges – Salle M19
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Vendredi 13 février 2026 de 14h à 17h, Centre Panthéon-Sorbonne, Salle 6
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Jeudi 05 février 2026, à 19h00, Micadanses-Paris / Festival Faits d’hiver, 20 rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris
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Mardi 2 février 2026 de 10h30 à 13h00, Institut de géographie - Salle 401B
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Mercredi 28 janvier 2026, 14h-17h, Salle 316, Institut de Géographie de Paris, 191 Rue Saint-Jacques, Paris 5e
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Lundi 26 janvier 2026, de 15h30 à 17h30, UPCité, bât. Olympe de Gouges, salle 358 (3ème étage)