Jorge Armando Núñez González

Doctorant
Université Paris-Cité
École Doctorale 624 Sciences des Sociétés 

Economie

Master d’origine : Master 2 Analyse et Politiques Économiques

Directeur de thèse : Éric MAGNIN

Année de première inscription : 2019

THÈMES DE RECHERCHE DÉVELOPPÉS

 

    • Globalisation financière
    • Politiques monétaires
    • Crises financières
    • Réglementation bancaire

 

MOTS-CLÉS

Théorie de la Régulation, diversité des capitalismes, Amérique latine, capitalisme dépendant, Mexique, complémentarité institutionnelle, dispositifs institutionnels environnementaux


TITRE DE LA THÈSE

Capitalisme libéral dépendant et dispositifs institutionnels environnementaux en Amérique latine : le cas du Mexique


RÉSUMÉ DE LA THÈSE

Cette thèse a pour objectif de déterminer comment s’articule la configuration du capitalisme mexicain aux réponses institutionnelles aux problèmes de dégradation de l’environnement et de conservation des ressources naturelles. Pour aborder cette relation, le premier chapitre présente les fondements de la Théorie de la Régulation et les travaux qui ont intégré l’environnement à son analyse, dont est issu le concept de dispositifs institutionnels environnementaux (DIE). Le deuxième chapitre mobilise les approches d’inspiration institutionnaliste consacrées à la comparaison des capitalismes afin de situer la spécificité mexicaine dans la diversité des capitalismes en Amérique latine. Pour approfondir cette caractérisation, le chapitre développe une analyse historique des groupes dominants et des coalitions sociopolitiques durant l’industrialisation orientée vers le marché intérieur, entre les années 1930 et 1982, ainsi que des transformations qui ont suivi la crise de la dette et ont renforcé l’intégration du pays aux chaînes de valeur nord-américaines. Pour cette seconde période, l’analyse régulationniste examine l’articulation des formes institutionnelles qui soutiennent le régime d’accumulation du capitalisme libéral dépendant mexicain, fondé sur la sous-traitance internationale, notamment l’insertion internationale, le rôle de l’État dans l’économie et le rapport salarial. Le troisième chapitre relie alors cette caractérisation à l’étude des mécanismes sociopolitiques et institutionnels de formation et de fonctionnement des DIE au Mexique en s’appuyant sur une étude empirique. L’analyse s’organise autour de sept dimensions qui comprennent la réglementation environnementale, la flexibilité de la contrainte réglementaire, les taxes et les dépenses publiques, la décentralisation, l’insertion internationale environnementale, la gestion des zones protégées et les instruments de marché. Ces dimensions sont examinées dans le cadre d’une étude qualitative fondée sur 27 entretiens semi-directifs menés auprès d’acteurs économiques, d’autorités environnementales, de parlementaires, de représentants de la société civile et d’acteurs académiques, aux niveaux fédéral et infranational, à partir des exemples du Nuevo León et du Oaxaca. Ce travail vise ainsi à évaluer l’existence et la portée de relations de complémentarité entre les DIE et les autres formes institutionnelles du capitalisme mexicain à travers une comparaison entre acteurs et territoires.