Soutenance de thèse d’Isabelle Hanna

Vendredi 14 novembre 2025 à 13h30, Université Paris Cité, Bâtiment Olympe de Gouges, Salle 105 (1er étage)

Titre de la thèse

« La plantation carbone. Verrouillages, limites et perspectives de l’action de reforestation du World Wildlife Fund for Nature (WWF) sur le plateau du Kinangop (Kenya) ».

Sous la direction de Denis Chartier, Professeur des Universités, Université Paris Cité.

Date : Vendredi 14 novembre 2025
Heure : 13h30
Lieu : Université Paris Cité, Bâtiment Olympe de Gouges, Salle 105 (1er étage)

La soutenance se déroulera devant le jury suivant :

Sylvie Ollitrault – Directrice de recherche, CNRS – ISP UMR 7220 (rapportrice)

Valerio BiniAssociate Professor – Université de Milan (rapporteur)

Claire Médard – Chargée de recherche, IRD – LAM UMR 5115 (examinatrice)

Christine Raimond – Directrice de recherche, CNRS – PRODIG UMR 8586 (examinatrice)

Denis Chartier – Professeur des Universités, Université Paris Cité – UMR LADYSS (directeur)

 

Résumé de la thèse : 

Cette thèse vise à questionner la possibilité de mettre en place des actions de conservation et de développement multiscalaires et efficaces pour les populations locales et les écosystèmes, à travers l’étude du projet de reforestation du WWF dans le bassin versant du lac Naivasha (Rift Valley) au Kenya. Elle adopte un positionnement transcalaire et étudie la manière dont il révèle et perpétue des tendances néo-coloniales dans les interventions d’aide au développement soutenable mises en œuvre par les grandes ONGE. Elle se structure autour de l’hypothèse que cette intervention de conservation reproduit les mêmes dynamiques identifiées depuis des décennies dans le tiers secteur, ce qui nous a conduit à nous interroger sur les verrouillages (lock-in) à identifier pour enfin créer des partenariats pérennes avec les populations locales dans les pays du Sud en faveur de leur autonomisation et de la protection du vivant. Cette thèse met en lumière comment ce projet illustre des freins participant selon nous à la perpétuation de dynamiques néo-coloniales et amoindrissant l’impact et la pertinence des interventions de protection de l’environnement. L’enquête qualitative se penche plus précisément sur la région du plateau du Kinangop dans l’upper catchment et identifie quatre verrouillages majeurs à la mise en œuvre d’interventions d’aide au développement soutenable efficaces : 1) la nature de l’action des ONGE et les questions de conservation et de développement en Afrique australe ; 2) les Global Goals comme reproduction de logiques top-down ; 3) la permanence de discours coloniaux accusant les populations locales d’être seules responsables des dégradations environnementales dans la région de Naivasha ; et enfin 4) les marchés du carbone révélant des tendances plantationnaires dans les lieux étudiés et particulièrement dans le Kinangop. Cette thèse interroge enfin l’existence de propositions de déverrouillages afin de s’extraire de ces dynamiques.

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Jeudi 19 février 2026, Université Paris Cité, Bâtiment Olympe de Gouges – Salle M19

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Vendredi 13 février 2026 de 14h à 17h, Centre Panthéon-Sorbonne, Salle 6

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Jeudi 05 février 2026, à 19h00, Micadanses-Paris / Festival Faits d’hiver, 20 rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris

1769608800

Mercredi 28 janvier 2026, 14h-17h, Salle 316, Institut de Géographie de Paris, 191 Rue Saint-Jacques, Paris 5e