Soutenance de thèse de Faustine Honoré

Mercredi 09 juillet 2025 à 14h00, Centre Panthéon-Sorbonne (12 place du Panthéon, 75005, Paris ), salle 6

Titre de la thèse

« Cerner les ruptures en agroécologie : analyse de récits paysans à l’aune du triptyque Individu/Ferme/Territoire ».

Sous la direction de Catherine Carré (Ladyss, Paris 1), et Corinne Robert (Ecosys, INRAe).

Date : Mercredi 09 juillet 2025
Heure : 14h00
Lieu : Centre Panthéon-Sorbonne (12 place du Panthéon, 75005, Paris ), salle 6

Pour les personnes qui souhaiteraient assister à la soutenance en visio-conférence, merci de me contacter à l’adresse suivante : honore.faustine@orange.fr

La soutenance se déroulera devant le jury suivant :

– Cécile Barnaud, chargée de recherche, INRAe (examinatrice)

– Pierre Gasselin, ingénieur de recherche INRAe (examinateur)

– Christine Margetic, professeure de géographie, Nantes Université (Rapporteuse)

– Kevin Morel, chargé de recherche, INRAe (examinateur)

– Michaël Pouzenc, professeur de géographie, Université Toulouse – Jean Jaurès (Rapporteur)

 

Résumé de la thèse : 

Partant de la nécessité de changer de modèle agri-alimentaire pour des raisons socio-environnementales, et du constat de la difficulté à enclencher la transition agroécologique dans les territoires, cette thèse s’intéresse au vécu d’agriculteurices établi·es en agroécologie forte. Son objectif est de mieux comprendre ce que représente l’agroécologie forte pour les personnes qui la pratiquent. Elle interroge en particulier les caractéristiques et principes communs partagés par les agriculteurices et leur inscription en rupture avec le modèle agri-alimentaire dominant. Pour y répondre, nous abordons l’agroécologie forte sous le prisme des avantages et des inconvénients identifiés par les agriculteurices, dans une analyse tridimensionnelle individu/ferme/territoire. La thèse se fonde sur une enquête d’observation participante d’un an auprès de 36 enquêté·es, dans 13 fermes dans deux terrains : le Finistère et le Barrois. Elle met en exergue les équilibres dynamiques que construisent les agriculteurices, négociant un placement à la marge du système agri-alimentaire. Recherche d’autonomie et de sobriété, pluriactivité et ouverture sur l’espace proche caractérisent les fermes. Les agriculteurices développent un rapport au monde infusant l’ensemble de leur pratique, de la préservation du vivant, jusqu’à l’interrogation de leur rapport au travail. Leur rôle dans le territoire en est transformé. Méfiants à l’égard de l’État et des acteurs institutionnels, iels intègrent pourtant une place d’acteur dans leur territoire, aux responsabilités renouvelées à l’égard du vivant et des

habitant·es, animant des modes de vie alternative en milieu rural. Des positions qui échappent encore largement à l’action publique et interrogent l’organisation du travail agricole et les trajectoires de transition agroécologique.

 

Mots clés : agroécologie, paysannerie, ferme, individu, territoire rural, rupture, commun, Finistère, Barrois

 

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