Clément Gros

Enseignant-chercheur
Maître de conférences, Université Paris Cité
Section CNU 23

Biogéographie

THÈMES DE RECHERCHE DÉVELOPPÉS

Dans le cadre de mes recherches, j’ai développé plusieurs volés rattachés à plusieurs thématiques.


Mes travaux de recherche portent principalement sur les dynamiques végétales en contexte urbain. Je m’intéresse notamment à l’influence de pratiques de gestion, du contexte paysager, des usages et perception de la biodiversité sur les communautés végétales spontanées et en particulier sur leur mobilités.


MOTS-CLÉS

flore, biogéographie, relation citadins/nature, papillons de jour, pratiques de gestion, urbanisation, espaces herbacés


CHAMPS GÉOGRAPHIQUES

Mes recherches portent principalement sur le territoire français métropolitain et en particulier sur les espaces herbacés (prairies et friches) et interstitiels (trottoirs, murs) des agglomérations de Paris, Strasbourg, Angers et Rennes. 


PRINCIPALES ACTIVITÉS DE RECHERCHE

LUSEED (2026-) : Ce projet de thèse mené par Lisa Choisy et dirigé par Etienne Grésillon porte sur l’intégration du végétal spontané dans la végétalisation des villes. Nous faisons l’hypothèse que comprendre les dynamiques de dispersion et d’adaptation de la flore d’île de France en contexte urbain pourrait être un levier pour mitiger l’effet d’îlot de chaleur urbain et gagner en fonctionnalité écosystémique, sous réserve de comprendre et de lever les freins à l’acceptabilité de cette flore, souvent perçu comme indésirable.


Labex Dynamite (2024 -) : Evolution des représentations et perceptions de la nature en ville par les citadins fréquentant les espaces verts urbains à Paris. L’évolution rapide des politiques publiques d’aménagement urbain – tels que le développement des continuités écologiques, l’apparition de la gestion différenciée dans les espaces verts, l’arrêt de l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts urbains – au cours des deux dernières décennies en réponse aux changements globaux, a changé les paysages urbains. Il est couramment mis en avant que cette évolution se soit faite sous l’impulsion d’un changement de regard des citadins, demandant plus de nature en ville, en particulier en réaction à la crise sanitaire de la COVID. Cependant, ces évolutions semblent antérieures et, à ma connaissance, aucune étude n’a caractérisé cette évolution entre 2010 et aujourd’hui. Étudier les évolutions des perceptions sur cette période est également une bonne opportunité pour capter l’influence de certaines politiques publiques d’aménagement urbain sur la relation humain/nature en ville.


BioGePa (2020-) : Ce projet vise à apporter de nouvelles connaissances sur la biodiversité des prairies urbaines, qui reste encore relativement peu étudiée. Plus précisément, le contexte paysager et les pratiques de gestion, qui sont les principaux facteurs agissant sur la structuration des communautés de plantes et de rhopalocères, n’ont jamais été étudiés conjointement sur ces deux taxons. Ainsi, l’objectif de ce travail de thèse est de hiérarchiser les effets des pratiques de gestion et du paysage, pour deux taxons contrastés en termes de traits de vie, à la fois sur la structuration spécifique des communautés, mais aussi sur leur structuration fonctionnelle.