Cet atelier réunit les chercheurs travaillant sur le vivant (faune, flore) en lien avec les territoires, autour de questions à l’articulation entre fonctionnement écologique et enjeux sociaux. L’objectif est d’évaluer l’état de la biodiversité via le développement d’indicateurs et de s’interroger sur les modalités d’appropriation des connaissances entre les acteurs scientifiques et les acteurs locaux afin de concevoir des politiques environnementales plus participatives. Les points de vue de ces acteurs sont analysés, combinés, comparés afin d’élaborer des scenarii d’aménagement, utilisés comme support à la discussion pour l’aide à la décision.
L’atelier s’intéresse également aux changements environnementaux (changement climatique, érosion de la biodiversité, dynamiques des paysages, etc.), appréhendés à travers l’évaluation (grâce aux collaborations avec les sciences de l’environnement) et la perception de leurs effets écologiques et sociaux (en lien avec l’atelier 6). Les recherches développées s’appuient sur l’élaboration de protocoles normés et reproductibles, pour étudier le vivant comme un système complexe et dynamique, résultant de processus sociaux et naturels.
10h30 à 13h00 – Institut de Géographie, salle 401B
Les espaces littoraux, interfaces entre la terre et la mer, concentrent une pluralité de pressions, d’origine tant naturelles qu’anthropiques. La thèse, soutenue en 2024, a étudié l’atterrissage d’une jeune politique publique de gestion intégrée du trait de côte, dans un cadre particulier : les expérimentations de gestion souple du trait de côte (dépoldérisations, désenrochement, renaturation de cordons dunaires endommagés…) du projet Adapto (2017-2022) réalisées par le Conservatoire du littoral sur une dizaine de sites pilotes littoraux, agricoles, naturels et à habitat diffus. Par le biais d’un questionnaire et d’entretiens, les usagers des sites pilotes, ainsi que les acteurs locaux de l’aménagement, ont été interrogés sur leur perception de ces modalités de gestion des enjeux de submersion marine et d’érosion. Troisième voie entre la gestion dure (et fixiste) du trait de côte et la libre évolution des espaces côtiers, la gestion souple et ses outils cherchent à combiner les dimensions techniques et de gouvernance de l’aménagement côtier, le tout en mettant au cœur des actions le bon fonctionnement des écosystèmes et le maintien de la présence humaine. Selon les définitions proposées par le GIEC, la gestion souple s’apparente davantage à une adaptation incrémentale qu’à une adaptation transformationnelle. Nous reviendrons sur les principales conclusions de la thèse, en réfléchissant aux caractéristiques de cette gestion, qui incarne certes, une volonté de transition, mais également une recherche de transformation d’un processus existant, une continuité entre un avant et un après, et qui s’incarne dans les positions prises par les acteurs locaux.
Partant du constat de la difficulté à enclencher une transition agroécologique dans les territoires, la présentation visera à interroger le vécu d’agriculteurices inscrit·es en agroécologie forte, à l’aune de trois dimensions : individu, ferme et territoire. Nous chercherons à comprendre leur manière de travailler et de vivre l’agroécologie, les répercussions dans le fonctionnement de la ferme, ainsi que la manière dont iels s’ancrent dans leurs territoires. En particulier, il s’agira de revenir sur le rapport au vivant et au travail des agriculteurices, sur la multifonctionnalité renouvelée des fermes aux ateliers et productions complémentaires visant l’autonomie, et les implications vis-à-vis du territoire, avec des fermes pensées comme espaces alternatifs écologiques, de rencontres et de partages, mais aussi relativement isolés du monde agricole conventionnel. Ces éléments nous permettront d’interroger la place de ces agriculteurices dans les processus de transformation des territoires et la manière dont iels s’inscrivent bon gré, mal gré, dans la transition agroécologique. Cette présentation s’appuiera sur l’enquête réalisée dans le cadre de ma thèse soutenue en 2025 : un travail en immersion, entre observation participante et entretiens, réalisé au sein de 13 fermes en agroécologie forte, dans le Finistère et le Barrois (à cheval sur l’Aube, la Haute-Marne et la Côte d’Or).
10h30 à 13h00 – (lieu précisé ultérieurement)
Séance qui s’organisera en quatre temps :
Les modèles agricoles bretons sont au cœur de changements globaux qu’ils produisent (érosion de la biodiversité, changements climatiques, dépendance économique et technologique) et subissent tout à la fois (perte de fertilité des sols, vulnérabilité face aux marchés mondiaux, baisse de la population agricole). La crise de l’Anthropocène rend ainsi nécessaire une réflexion sur la recomposition de nos modèles agricoles et renforce l’importance d’anticiper les changements à venir. Pour autant, les démarches prospectives sont souvent cadrées par des dispositifs d’expertise qui privilégient des futurs normatifs et prescriptifs. Ces logiques descendantes sont souvent vécues en décalage avec les réalités locales des premiers concernés car ne rendent pas compte de la diversité des trajectoires, des valeurs et des aspirations locales. La réussite des transitions agroécologiques et la construction de futurs souhaitables reposent alors sur des démarches prospectives situées et plurielles qui prennent en compte les éléments socioculturels locaux (valeurs professionnelles, attachements au vivant, normes sociales). Comment les agriculteurs brétiliens anticipent un futur incertain à partir de perceptions locales de changements ? Les stratégies d’adaptation des agriculteurs face aux changements socio-environnementaux ont pu être mises en évidence grâce à une approche ethnographique. Il s’agissait d’identifier les facteurs qui soutiennent des trajectoires agroécologiques adaptées à des contextes locaux. Pour ce faire, nous avons mené une immersion de 12 mois en 2025 sur le site atelier de Pleine-Fougères de la Zone Atelier Armorique (Ile et Vilaine) marqué par un gradient paysager, ce qui en fait un terrain privilégié pour observer différentes pratiques et stratégies d’adaptation. Les discours et pratiques saisis à l’échelle individuelle ont fait émerger trois profils-types contrastés qui seront présentés au cours de cette séance.
Depuis 2023, la transhumance est reconnue par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel. En Soule/Xiberoa (Pays basque, Pyrénées-Atlantiques, France), elle a longtemps permis le maintien d’élevages de petite taille grâce à l’utilisation de pâtures de montagne gérées en collectif, ce qui libère des hectares en vallée pour faire des foins pour l’hiver et a façonné des paysages uniques au cours du temps. Mais depuis les années 90, d’importants changements socio-environnementaux sont en cours. En m’appuyant sur les enquêtes réalisées dans le cadre du projet « Atténuation et adaptation dans les paysages culturels : Leçons tirées des systèmes pastoraux transhumants pour la gestion des nouveaux risques climatiques », je propose de réfléchir à l’évolution de la transhumance et à ses enjeux territoriaux face à plusieurs facteurs de stress en Soule/Xiberoa. Sur la base d’observations participantes et d’entretiens qualitatifs, j’interroge l’évolution de la place de la transhumance dans le socio-écosystème pastoral souletin. Je m’intéresse particulièrement à la façon dont la place de la transhumance est réfléchie par les éleveurs et comment les pratiques de transhumance évoluent face aux facteurs de changement actuels : manque de main-d’œuvre, agrandissements des exploitations, installations de néo-ruraux, crises sanitaires, changements climatiques, politiques et dans les attentes sociétales.
Les villages des campagnes françaises de moins de 2000 habitants, et notamment du site Vallées et Coteaux de Gascogne de la Zone Atelier PYGAR du CNRS dans le Sud-ouest de la France, font actuellement l’objet d’une réorganisation de leurs modalités d’adressage sous le coup de la loi 3DS (2022). Suite aux incitations des gouvernements à l’échelle nationale ou régionale et aux besoins accrus de géolocalisation (transition numérique, facilitation des interventions des services de secours ou de livraison) l’attribution de numéros et de noms de rue se généralise dans cette région, parfois au détriment de noms de « lieux dits » principalement d’origine occitane. Dans le cadre de notre film “Lieu dit” nous posons la question des conséquences des modifications de ces toponymes sur l’organisation territoriale des sociétés locales, mais aussi sur la mémoire des lieux – ces noms étant localement signifiants, marqueurs de la hiérarchie locale et des facettes de paysage. “Lieu dit” relate les résultats d’une enquête ethnographique et d’un travail de recueil et de dépouillement des archives cadastrales menés entre 2023 et 2024 par une équipe pluridisciplinaire (anthropologie, géographie, archéologie, écologie) et nous donne l’occasion d’interroger les mutations d’une zone rurale et ce qui se joue au travers de la requalification des lieux : comment nommer, surnommer, renommer et connaître les lieux permet de faire, défaire, refaire la société locale ?
14h30 à 17h30 – Institut de Géographie, salle 401B
Invitée : Delphine Grancher, ingénieure de recherche au LGP-CNRS
14h30 à 17h30 – Lieu à préciser
Co-organisateurs : Anne Sourdril et Etienne Grésillon
Changements socio-environnementaux, nouvelles demandes sociétales ou volonté de préservation des milieux, les agriculteurs connaissent aujourd’hui une période de transition de leurs modes de production. Les modes (conventionnels) de production agricole sont régulièrement présentés par les médias, les scientifiques, la société civile à la fois comme un moteur de changements environnementaux (climatiques et d’usage des sols) et un secteur qui sera fortement impacté par ces mutations. Il est, dès lors, urgent d’identifier et d’analyser des pratiques novatrices permettant une meilleure résilience aux aléas climatiques, la préservation de la santé, de l’environnement et de la biodiversité mais aussi une durabilité socio- économique des acteurs locaux. Cette séance de l’Atelier 5 sera l’occasion pour nous de présenter plusieurs programmes passés ou en cours au sein du Ladyss sur ces questions : MOBIDIF en Ile de France, AGILE au sein de la Zone Atelier Armorique, COTERRA dans la Zone Atelier Pygar ou Pasture Adaptation dans le Pays Basque.
15h30 à 18h00 au Campus Condorcet, bâtiment de recherche sud Co-organisateurs : Tess Heydorff et Pierre Sachot
Nous sommes ravis de vous inviter à participer à l’identification de mammifères sur des photographies et vidéos afin de contribuer à deux thèses : celle de Tess Heydorff-Decaux portant sur la réduction des collisions avec les grands mammifères dans le domaine ferroviaire, et la thèse de Pierre Sachot sur l’étude des petits mammifères à Paris au sein des espaces verts. Pour mieux comprendre la présence et le comportement des petits et grands mammifères, des pièges photographiques ont été installés dans deux zones d’études (Bretagne et Paris). Ces équipements permettent de prendre des photographies ou des vidéos 24h/24h lors de la détection de mouvement, par exemple lorsqu’un animal passe devant le piège. Ainsi plusieurs milliers d’images sont à analyser pour vérifier la présence d’un mammifère et auquel cas l’identifier.
C’est pourquoi nous vous proposons un après-midi de science participative dans la bonne humeur et la bonne ambiance pour devenir un.e expert.e de l’identification des mammifères et profiter d’un goûter.
L’après-midi se déroulera en 3 étapes :
Conditions requises :
L’inscription est obligatoire et les places sont limitées : je participe au Choupithon
Des lots sont à gagner : un tirage au sort désignera 3 gagnant.es, le dernier lot récompensera la personne qui devinera la signification du terme « Choupithon » !

15h00 à 17h00 à l’Institut de géographie Séance qui s’organisera en 3 temps :
Tess Heydorff, Transparence écologique du réseau ferroviaire, continuités écologiques et mesures d’atténuation du risque de collisions avec les ongulés sauvages. Sous la direction de Céline Clauzel
Pierre Sachot, Dynamiques spatio-temporelles de la communauté de micromammifères dans la ville de Paris : enjeux écologiques, socio-territoriaux et génétiques. Sous la co- direction d’Hervé Brédif et Aude Lalis
Pierre et Tess présenteront le contexte global autour de leurs thèses, leur méthodologie de terrain, l’utilisation des pièges photographiques et comment sont traités les centaines de milliers d’images obtenues, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Le travail collaboratif du “Choupithon” sera aussi abordé.
Whisper est un logiciel gratuit de retranscription « speech-to-text » (d’un enregistrement audio vers un fichier texte). Avec 95 % de précision, il est plus performant que les outils déjà sur le marché et semble particulièrement adapté aux entretiens sociologiques – une soixantaine de langues peuvent être retranscrites. Développé par OpenAi (les créateurs de ChatGpt), le logiciel fonctionne en local, c’est-à-dire sans envoyer d’informations vers des serveurs. Cela permet d’être en conformité avec le RGPD, mais implique aussi de maitriser a minima Python et de disposer d’ordinateurs assez performants. Human-Id, la plateforme de services numériques dédiée à la recherche en sciences sociales, a intégré le module dans leur outil de stockage ShareDoc pour une utilisation clé en main.
Mardi 27 février 2024 de 09h30 à 12h00 en salle 412 de l’Institut de géographie.
Cette rencontre sera consacrée à la “Gestion des petits mammifères à Paris”, et s’organisera comme suit :
Étudiants du Master Bioterre : Ils nous présenteront leur travail sur la Perception et gestion de la biodiversité urbaine à travers l’étude de deux micromammifères emblématiques : le rat et le hérisson.
Mary Capon, Docteure en géographie, IR CNRS Ladyss : Accueillir la faune sauvage en ville : entre jonctions et injonctions, enseignements d’une recherche géographique sur la coexistence humains-mammifères sauvages dans la métropole parisienne
Pierre Sachot, Doctorant en géographie, ISYEB, Ladyss : Dynamiques spatio-temporelles de la communauté de micromammifères dans la ville de Paris : enjeux écologiques, socio-territoriaux.
Ces présentations seront suivies d’un temps d’échange.
—–
Lundi 29 juin 2020, de 17 heures à 18 heures 30
Intervenante : Clara Marino, étudiante du master Bioterre,
Animateur : Pascal Marty, professeur à l’université Paris 1
Titre : Biodiversité et territoires : territoires d’expérience et expériences de territoires en Île-de-France
Visioconférence : https://zoom.univ-paris1.fr/j/94943073793?pwd=STk2eURUNTFlQkRKdUg4SGRuazJmdz09
ID de réunion : 949 4307 3793
Mot de passe : 396262
Jeudi 24 janvier 2019, de 16 heures à 18 heures
Intervenante : Fabiola Fratini, Professeure à la Faculté d’Ingénierie Civile et Industrielle de la Sapienza, Università di Roma.
Titre : Répondre à un programme H2020 autour du bien-être, des nature-based solutions et du digital dans l’espace public.
Lieu : Laboratoire Ladyss, 2 rue Valette, 75005 Paris, Salle de réunion, 1e étage