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Appel à communication pour le colloque « Penser l’écologie politique : sciences sociales et interdisciplinarité »

Ce colloque part du constat d’une difficulté : de quoi parle-t-on lorsqu’on parle d’« écologie politique » ?
Parle-t-on de développement durable ? D’après-développement, de buen vivir, d’écosocialisme, de
décroissance, d’écosophie etc. ? Comment écologie et politique, politique et écologie s’articulent-elles dans
cette expression à la signification des plus plastiques ? Quelle place prennent les travaux en sciences sociales
tant dans les recherches en environnement que dans la discussion engagée dans le champ de l’écologie
politique ? Le mouvement écologiste distingue, de son côté, depuis les origines, « l’écologisme » de
« l’environnementalisme », au motif que le premier cherche à modifier les causes profondes de la dégradation
de la nature et plus largement du monde vécu, tandis que le second s’en tient à la protection de la nature. Ces
enjeux n’ont jamais été plus actuels, les écologistes obtiennent des scores parfois élevés aux élections (autour
de 20 % tous partis confondus aux Européennes de 2009), et les questions écologiques font l’objet de tensions
internationales croissantes (sommet Rio+20). Académiquement parlant, en dépit de cette dimension politique
et sociétale évidente, le champ a surtout été occupé par les sciences dites « dures » (écologie, ingénierie, etc.).
A l’heure où les sciences humaines et sociales en France investissent toujours plus ces questions, mais de
manière inégale, il apparaît nécessaire de faire le point pour cerner les enjeux, les problèmes et les défis à
relever. Dans une bibliothèque, l’étagère la plus fournie, en matière d’écologie politique, se nomme
« développement durable ». L’économie est la discipline la plus représentée, mais on y trouve également la
géographie, la sociologie, le droit, la philosophie, l’anthropologie et l’histoire. Certes, la thématique
écologique s’est construite comme une critique de la société industrielle et de ses aspects productivistes et de
consommation, que la poursuite de la croissance symbolise. Mais comment aller plus loin ? La critique du
capitalisme est-elle suffisante ?

– Pour en savoir plus, consultez le document ci-dessous :