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Séminaire "Mutations des services urbains : processus et enjeux"

8 mars 2011


- Lieu :
Ile-de-France (à confirmer)

Le réseau thématique pluridisciplinaire Villes durables a été créé en 2010 à l’initiative du CNRS (Institut Ecologie et Environnement) et de l’Institut des Métropoles Durables (Paris et Région Île-de-France).
Ce RTP a pour vocation de regrouper non seulement des chercheurs des laboratoires français relevant de toutes les disciplines concernées, qu’ils soient internes ou externes au CNRS, mais aussi des acteurs de la fabrication de la ville durable, entreprises, maîtres d’oeuvre, collectivités locales, prestataires de services urbains, pour les convier à une réflexion commune autour des futurs possibles de la Ville.
http://www.cnrs.fr/inee/recherche/actionsincitatives-RTP-Villesdurables.htm
Dans le cadre des travaux du RTP, un séminaire sur les mutations des services urbains (énergie, eau, assainissement, déchets) est organisé sous la responsabilité d’Olivier Coutard, Directeur du Latts (Université Paris-Est, UMR 8134 CNRS). La courte note qui suit vise à lancer la discussion et ne prétend (surtout) pas l’encadrer. Les commentaires sont évidemment très bienvenus.

Attendus

La gestion de l’eau (y compris de la ressource) et de l’assainissement, le traitement des déchets, la production et la fourniture d’électricité, de chaleur et de froid sont au coeur des problématiques de développement urbain durable. Les choix techniques, organisationnels, économiques et financiers en matière de services urbains soulèvent en effet (et, réciproquement, renvoient à) des enjeux politiques, socio-spatiaux et environnementaux majeurs.

Les enjeux du développement durable invitent ainsi à revenir sur les fondements mêmes des service, et plus spécifiquement des réseaux, en mettant l’accent, à travers des notions telles que le métabolisme urbain ou l’écologie territoriale, sur les flux d’énergie et de matières qu’ils contribuent à gérer, sur les modalités de gestion de ces flux, sur les interactions entre société et nature qui en résultent, ainsi que sur les relations entre territoires qu’ils traduisent.

En matière d’organisation des services urbains, la figure du réseau — ensemble d’équipements interconnecté, planifié et géré de manière centralisée à une échelle tantôt locale tantôt plus large et offrant un service plus ou moins homogène sur un territoire donné qu’il contribue ainsi à solidariser — domine les représentations tant ordinaires que savantes. Et le défaut d’infrastructures (en quantité et/ou en qualité) apparaît souvent comme à la fois le symptôme de processus d’urbanisation incontrôlés ou mal maîtrisés et un facteur majeur de dysfonctionnement urbain et un élément renforçant
les inégalités socio-spatiales au sein des villes. On peut ainsi considérer que les réseaux ont été au coeur de la transition urbaine qui s’est opérée dans les pays les plus industrialisés depuis le début du XIXe siècle et plus récemment ou en cours dans les pays du Sud.

À la faveur de ce processus historique s’est forgée une conception dominante du réseau, que l’on peut résumer en trois forme la plus performante de fourniture des services « urbains », aux plans économique, sociospatial et environnemental ; la performance du réseau croît avec sa taille (ie avec son emprise spatiale, le nombre et la diversité des usagers raccordés) ; et la solution aux problèmes créés par les réseaux réside dans les eux-mêmes, dans leur extension plus grande, leur gestion plus centralisée, leur sophistication technique accrue.

Depuis quelques années cependant, le modèle du réseau technique centralisé tend à être mis en question. Dans les pays d’industrialisation ancienne, et en particulier en Europe, les préoccupations environnementales croissantes favorisent l’essor de systèmes techniques « décentralisés » alternatifs aux réseaux. Dans les pays émergents ou en développement,
ces préoccupations également présentes se doublent du constat d’un échec historique à universaliser l’accès aux services essentiels par le déploiement de grands réseaux centralisés, dans des contextes urbains marqués par des inégalités sociospatiales très vives.

L’objectif de cet atelier est de réunir chercheurs, praticiens et décideurs publics et privés pour dresser un panorama des principales questions de recherche relatives à la remise en cause du modèle du réseau et à l’essor de formes alternatives d’offre de services urbains.

La réflexion sur ces questions gagne incontestablement à s’appuyer sur des « regards croisés » entre pays développés et pays en développement (notamment émergents), où de multiples innovations techniques et gestionnaires se déploient.

Pour des raisons d’organisation merci d’indiquer votre participation par mail à Hélène Subrémon, assistante scientifique du RTP :
helene.subremon@enpc.fr

Pour tout échange concernant le contenu de la journée, merci de contacter Olivier Coutard :
coutard@enpc.fr

Pour plus d’informations : http://www.cnrs.fr/inee/recherche/fichiers/101230_Mutations_services_urbains.pdf




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