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Lettre n° 117 - 29 avril 2022






Quoi de neuf au Ladyss







Lumière sur l’Europe, un continent bouleversé




Arte diffusera prochainement une série télévisée sans précédent sur l’Europe intitulée « Europe, un continent bouleversé » pour laquelle Pierre Beckouche et Hervé Bredif ont été conseillers scientifiques.



Arte diffusera cette série les 31 mai et 1er juin prochains, dans le cadre de la programmation spéciale liée à son trentième anniversaire.









Vie du Laboratoire




Soutenance de thèse de Morgane Retière, le 10 juin, à 14h à l’Université Paris 8 (MR, A2-201).

Morgane Retière, doctorante en Géographie, soutiendra sa thèse intitulée : Politiques d’approvisionnement de la restauration scolaire au Brésil et en France : la transition écologique à l’épreuve des métropoles, le 10 juin, à 14h à l’Université Paris 8 (MR, A2-201).


Jury :
Salma LOUDIYI (Rapporteuse) - Professeure de Géographie, VetAgro Sup, UMR Territoires, Clermont-Ferrand (France)
Ève-Anne BÜHLER (Rapporteuse) - Enseignante-chercheuse en Géographie, UFRJ, groupe CNPq REAGRI, Rio de Janeiro/RJ (Brésil)
Samuel FREDERICO (Examinateur) - Enseignant-chercheur en Géographie, UNESP, IGCE, groupe CNPq REAGRI, Rio Claro/SP (Brésil)
Catia GRISA (Examinatrice) - Enseignante-chercheuse en Développement rural, UFRGS Litoral, Groupe GEPAD, Porto Alegre/RS (Brésil)
Ségolène DARLY (Examinatrice, Co-encadrante) - Maîtresse de conférences en Géographie, Université Paris 8, UMR Ladyss, Saint-Denis (France)
Paulo Eduardo MORUZZI MARQUES (Président du jury, Co-directeur de thèse) - Enseignant-chercheur en Sociologie, ESALQ/USP, groupe CNPq Agremal, Piracicaba/SP (Brésil)
Nathalie LEMARCHAND (Co-directrice de thèse) - Professeure de Géographie, Université Paris 8, UMR Ladyss, Saint-Denis (France)




Portait de Chercheuse


Petia Koleva, MCF en Économie, Université Paris Cité


Quelle est ta formation ?

J’ai obtenu une licence et une maîtrise en économie internationale de l’Université Paris 1 avant de poursuivre en DEA « Mutations économiques en Europe de l’Est », puis en thèse dans cette même université. J’ai eu la chance d’avoir comme directeur de thèse Bernard Chavance, spécialiste reconnu des pays en « transition », qui a formé de nombreux doctorants aux approches institutionnalistes des changements post-communistes, dans une perspective critique à l’égard de la perspective économique dominante. Après un contrat d’ATER à l’Université Paris Diderot et d’enseignante-chercheure à l’Ecole Supérieure pour le Développement Economique et Social (Lyon), j’ai été recrutée comme MCF à l’Université de Nantes en 2004 avant de rejoindre l’Université Paris Diderot et l’équipe de l’UMR LADYSS en 2010. Mon parcours personnel (j’ai vécu en Bulgarie jusqu’à l’âge de 22 ans), ma formation et mon insertion dans différentes communautés de chercheurs ont stimulé l’appétence pour l’international et m’ont permis au fil de temps de développer de nouvelles compétences dans ce domaine. Ces compétences concernent le pilotage de la recherche (ex. programmes interdisciplinaires « Sociétés plurielles » et « Evolution du rôle sociétal de l’entreprise en Europe », GIS Collège international des sciences du territoire, axe « Recompositions socio-spatiales dans la globalisation » du LADYSS), l’ingénierie pédagogique (création d’un diplôme universitaire de niveau master délocalisé au Kazakhstan) ou encore les activités éditoriales (rédactrice en chef de la revue du réseau international CEDIMES).


Quelles sont les thématiques de recherche sur lesquelles tu travailles ?

Mes travaux se situent au croisement de l’économie institutionnelle et des théories des organisations. Le fil rouge est l’intérêt porté aux acteurs et à la dynamique du changement institutionnel et organisationnel dans le contexte de la globalisation. Au tournant des années 2000, les PECO ont représenté un laboratoire à ciel ouvert pour analyser l’institutionnalisation du marché et son impact sur la trajectoire économique des pays concernés. Les acteurs globaux (organisations financières et politiques internationales, firmes multinationales) y ont joué un rôle important de diffuseurs de règles, de modèles et de crises. J’ai étudié ce rôle à différentes échelles : macro (en lien avec la transformation des droits de propriété et du régime monétaire) et méso (agriculture et grande distribution alimentaire), en mettant au jour les interactions complexes entre acteurs externes et domestiques, combinant des phénomènes stratégiques et des effets d’apprentissage.
Par ailleurs, la montée en puissance des préoccupations liées au développement durable alimente la réflexion sur une autre « grande transformation » que j’analyse à la lumière du concept de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Dans la littérature académique, la RSE est le plus souvent abordée sous un angle micro, « universaliste » et décontextualisé. Mes travaux cherchent, d’une part, à éclairer le contenu, l’ampleur et la capacité d’innovation de la RSE dans un secteur (ex. le transport et la logistique en France) ou sur un territoire donné (ex. entreprises implantées dans le Val de Loire). Parallèlement, d’autres recherches analysent la façon dont les forces d’isomorphisme institutionnel portées par la globalisation opèrent dans les pays émergents (ex. la Tunisie) et se combinent avec des dynamiques intra et inter-organisationnelles spécifiques pour donner naissance à une RSE contextuelle.


Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

Actuellement en CRCT, je finalise mon habilitation à diriger les recherches. En effet, au cours des années, j’ai accumulé un volume significatif de matériaux et de connaissances sur différents objets et terrains qu’il s’agit maintenant d’articuler et de prolonger. Parmi ces prolongements, je peux citer le travail mené avec Eric Magnin autour des normes globales liées au développement durable, leur circulation et leur mobilisation pendant la crise sanitaire actuelle, à partir de l’exemple du Global Compact des Nations Unis et son déploiement dans cinq pays de l’OCDE. Ce travail s’inscrit dans l’un des axes du Global Research Institute of Paris dont je suis membre. L’autre projet est celui d’un ouvrage coordonné conjointement avec Alia Gana, Eric Magnin et Pascal Grouiez. Intitulé Capitalismes émergents et modèles de développement au Maghreb. Fondements institutionnels et performances économiques, il capitalisera sur les réflexions menées dans le cadre de l’ERC TARICA par des économistes, sociologues et politistes.


À quoi souhaites-tu contribuer avec tes recherches ?

A travers une partie de mes recherches, j’espère contribuer à la meilleure connaissance des transformations économiques et sociales que vivent les pays émergents ou « en transition » dans le contexte de la globalisation. L’effet de sentier créé par ces bouleversements marque non seulement la trajectoire systémique de ces pays mais reconfigure, à plus long terme, les contours et les rapports de force entre centres et périphéries (au pluriel, par opposition au modèle centre-périphérie), comme en atteste la guerre en Ukraine. D’ailleurs, les conséquences de cette guerre sont analysées dans un numéro spécial de la Revue d’économie financière auquel je contribue et qui sortira dans quelques mois. Ce qui me frappe ces dernières années est que le besoin de compréhension des dynamiques institutionnelles et organisationnelles à l’œuvre dans les zones géographiques plus ou moins éloignées du monde occidental est réel parmi les étudiants. Je le constate notamment dans mes échanges avec les étudiants de la L2 d’Economie à l’Université Paris Cité qui suivent le cours d’Economie des marchés émergents. Pour la petite histoire, les étudiants américains que nous accueillons en mobilité internationale considèrent que leurs homologues français ont « beaucoup de chance » de se voir proposer ce genre de cours dès la licence. Au-delà, je suis convaincue que l’appréhension de la « transition » au sens large (économique, écologique, sociale etc.) nécessite, en tant qu’objet-frontière, des approches systématiquement pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires dans les cursus universitaires. C’est le sens de ma participation à la conception d’une UE originale, Transition écologique et enjeux sociétaux, proposée cette année aux étudiants de toutes les licences de l’UPC. C’est aussi l’ambition de la Graduate School Soutenabilité, Organisations, Institutions que nous coordonnons avec Yorgos Rizopoulos et qui comprend des masters d’économie politique, de droit international, d’éthique et d’énergie.


Voir la page web de Petia Koleva



Terrains




Sarah BORTOLAMIOL, chargée de recherche au CNRS



Lieux du terrain  : Parc national des montagnes du Rwenzori en Ouganda
Date du terrain : février à mars 2022

Photos et montage : Sarah BORTOLAMIOL


Pendant un peu plus d’un mois (février/mars 2022), je suis partie « tâter le terrain » pour un potentiel futur projet de recherche de long terme sur les relations entre animaux humains et non-humains dans et atour du parc national des montagnes du Rwenzori en Ouganda. Il est situé à une cinquantaine de kilomètres du parc national de Kibale, mon terrain de thèse et de plusieurs post-doctorats. Les conflits entre humains et faune sauvage sont peu étudiés au Rwenzori et risquent de s’accentuer, notamment avec l’augmentation des impacts liés aux changements climatiques (évolution des saisons, crues éclaires, feux, etc.), des pressions anthropiques sur les ressources naturelles (prélèvements dits illégaux des ressources, développement agricole, etc.) et/ou d’une inclusion plus théorique que pratique des communautés locales dans les processus liés à la gouvernance, la gestion et la conservation de la biodiversité. Lors de ma mission, j’ai rencontré des acteurs institutionnels liés à la gestion de la biodiversité, des scientifiques, et des membres des communautés locales afin de cerner la diversité et la complexité des enjeux de ce nouveau terrain. Les expériences que j’ai vécues, les rencontres et les observations que j’ai pu faire, ainsi que les données que j’ai rassemblées me permettront de déposer des demandes de financements basées sur des capacités/expériences, demandes et besoins locaux.

Voir la page web de Sarah Bortolamiol




Dernières publications du Ladyss


Autres productions




URBANIK Julie et BORTOLAMIOL Sarah, Defining Animal Geography : An International Perspective, avril 2022. URL : (hal-03644405).



Publications



GROUIEZ Pascal, « Une analyse de filière des dynamiques de revenus de la méthanisation agricole », Notes et Etudes Socio-Economiques, no 49, juillet 2021, p. 41. URL : (hal-03406392).


KRAUZ Adrien, MOURATO João, LOUIS Jérémy, ROBERT-BOEUF Camille et HERITIER-SALAMA Violaine, « Defining alternatives in times of crisis », avril 2022, Presses Universitaires de Paris Nanterre. URL : (halshs-03647640).


PECH Pierre et DIAF Imene, « Développement touristique et conservation de la nature : le cas du parc national d’El Kala, wilaya d’El Tarf, Algérie », Teoros. Revue de recherche en tourisme, vol. 41, no 1, 5 janvier 2022. URL : (hal-03646636).


RECCHIA Daisy, PERIGNON Marlène, ROLLET Pascaline, VONTHRON Simon, THARREY Marion, DARMON Nicole, FEUILLET Thierry, MEJEAN Caroline et GROUP Surfood-Foodscapes Working, « Associations between retail food environment and the nutritional quality of food purchases in French households : the Mont’Panier cross-sectional study », PLoS ONE, vol. 17, no 4, 27 avril 2022, p. 1. URL : (hal-03654393).


VIVIEN Franck-Dominique, ALTUKHOVA-NYS Yulia, BASCOURRET Jean-Marc, BEFORT Nicolas, BENOIT Sylvie, DEBREF Romain, GROUIEZ Pascal, ORY Jean-Francis et PETITJEAN Jean-Luc, « PSDR4 BIOCA - La bioéconomie en Champagne Ardenne  : une variété de modèles de développement et d’agriculture », Innovations Agronomiques, no 86, 2022, INRAE, p. 307 318. URL : (hal-03637287).


KRAUZ Adrien, MOURATO João, LOUIS Jérémy, ROBERT-BOEUF Camille et HERITIER-SALAMA Violaine, « Defining alternatives in times of crisis », in Fabienne WATEAU, Marie-Hélène BACQUE, Monica TRUNINGER, Beatriz SANTAMARINA et Monique POULOT (dirs.), D’alternatives et de communs, [s.l.] : Presses Universitaires de Paris Nanterre, avril 2022. URL : (halshs-03647640).


ROBERT-BOEUF Camille, « Les jardins collectifs  : une alternative pour la ville du XXIe siècle  ? », in Fabienne WATEAU, Marie-Hélène BACQUE, Monica TRUNINGER, Beatriz SANTAMARINA et Monique POULOT (dirs.), D’alternatives et de communs, [s.l.] : Presses Universitaires de Paris Nanterre, avril 2022. URL : (halshs-03647600).


BALLON Justine, Coopérer pour transformer. La coopération interorganisationnelle, levier pour les écosystèmes d’innovations sociales  ?, [s.l.] : Université de Poitiers (France)  ; Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de l’Université de Poitiers  ; Laboratoire commun Destins, mars 2022, p. 207. URL : (hal-03625381).




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