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INTERFACE


 

INTERFACE

Modélisation de réseaux multi-habitat pour la connectivité de la trame turquoise


Financé par : Fondation pour la recherche sur la Biodiversité (FRB)
Date de début du projet : 2022
Date de fin du projet : 2023

Membres du Ladyss impliqués

Céline Clauzel (Responsable du projet)


Participants du projet extérieurs au laboratoire

Claude Miaud (UMR CEFE) ; Christophe Eggert (SNPN)

Partenaires

Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) ; Syndicat Mixte du Bassin-Versant de la rivière Juine


Résumé du projet

Le projet INTERFACE vise à explorer une problématique méconnue de gestion de la biodiversité soulevée par les participants aux ateliers TRAMARE : comment analyser la connectivité fonctionnelle des milieux d’interface qui recouvrent une variété d’habitats. Pour cela, l’objectif est d’identifier et de caractériser la "trame turquoise" et d’utiliser ces connaissances pour recommander des actions pertinentes de préservation et de restauration des habitats dans une perspective multi-espèces.

En englobant la trame bleue et la partie de la trame verte en forte interaction fonctionnelle avec la trame bleue, ce réseau composite apparaît stratégique pour la conservation des espèces liées aux milieux d’interface comme les amphibiens, les odonates ou certains chiroptères. L’enjeu scientifique et opérationnel du projet INTERFACE est donc de construire un modèle innovant de réseaux multi-habitats afin de développer des indicateurs permettant d’évaluer la connectivité de la trame turquoise de manière intégrée, mais aussi la connectivité de certains habitats comme les mares et les zones humides de manière séparée mais non cloisonnée, c’est-à-dire en tenant compte des interactions spatiales fonctionnelles entre les différents milieux.

Notre hypothèse est qu’une approche par un réseau multi-habitats est plus pertinente qu’une approche basée sur plusieurs réseaux mono-habitats pour étudier les relations entre la connectivité du paysage et la biodiversité. Par exemple, on peut imaginer qu’une mare isolée géographiquement d’autres mares mais proche d’un réseau dense de zones humides ou d’une forêt sera moins isolée fonctionnellement et accueillera donc une biodiversité plus riche qu’un micro-réseau de quelques mares regroupées dans un paysage uniforme.

Pour tester cette hypothèse, le projet consistera à :
- Co-construire avec les partenaires un modèle innovant de graphe multi-habitats pour caractériser la trame turquoise et évaluer l’impact des activités anthropiques sur la connectivité pour les espèces liées à ce réseau composite, comme les amphibiens déjà étudiés dans le projet TRAMARE et des espèces supplémentaires comme le campagnol amphibie (Arvicola sapidus).
- Comparer les valeurs de connectivité déjà obtenues à partir d’une approche mono-habitat (projet TRAMARE) et celles qui seront obtenues à partir d’une approche multi-habitat, avec des données biologiques (richesse spécifique, abondance) pour déterminer quelle approche est la plus pertinente pour expliquer la présence et l’abondance des espèces cibles.
- Proposer des actions ciblées de restauration de la connectivité (création/restauration de mares ou de zones humides, plantation de haies, etc.) pour améliorer les fonctionnalités de ce réseau composite dans une perspective de conservation multi-espèces.


Méthode


- ateliers participatifs avec les acteurs des territoires
- modélisation spatiale des réseaux écologiques


Mots-clés

réseaux écologiques ; approche multi-habitat ; amphibien ; milieux d’interface ; restauration d’habitat

ecological networks ; integrative approach ; amphibian ; multilayer networks ; habitat restauration


Publications

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