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Motion du LADYSS contre la LPPR


Motion conseil de laboratoire, UMR ladyss, 9 juin 2020
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En dépit des promesses présidentielles et gouvernementales faites au cœur de la crise Covid-19 à l’adresse des services publics, une importante réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, dite loi de programmation pluriannuelle de la recherche est relancée. Un grand mouvement d’opposition s’était pourtant structuré avant le confinement. Le processus d’affaiblissement de l’action publique en la matière et de précarisation des métiers se poursuit pourtant alors même que les universités sont fortement affectées par les restrictions liées à la crise sanitaire. La LPPR revient avec un calendrier très serré, des propositions budgétaires faussement optimistes. Ses orientations visent une dégradation des statuts des maitres de conférences et des chercheurs, ainsi que le renforcement des intérêts privés au cœur de la recherche et de l’enseignement supérieur.

En ce sens, la LPPR n’assure pas de financement pérenne, en particulier en matière de personnel : le projet de loi tourne le dos à l’emploi statutaire et renforce les contrats précaires et dérogatoires (tenure track, contrat doctoral de droit privé, contrat professeur junior).
Le renforcement du financement de la recherche sur contrats empêche un travail de long terme. Alors que la crise épidémique témoigne de la nécessité d’investigations sur des problématiques nouvelles, la LPPR ne laisse pas place aux recherches sur des thématiques encore inédites. Les collègues ayant dû abandonner leurs travaux sur le Coronavirus, il y a une décennie, en témoignent.
L’écart croissant entre universités et entre laboratoires, qui exacerbe les inégalités toujours au profit d’une élite universitaire, est d’autant plus difficile que l’urgence est la mobilisation de tous. Cette mise en concurrence, coûteuse en temps et en énergie, néglige le fait que l’université et la recherche sont le produit de collectifs de travail et de communautés scientifiques. La remise en cause des fonctionnements collégiaux, par le renforcement du pouvoir des présidences d’universités ou des directeurs d’instituts, obère le fonctionnement collectif de nos métiers, cependant essentiel.
L’ensemble des mesures prises par la LPPR met à mal les besoins en matière de recherche et d’enseignement pourtant d’autant plus nécessaires dans une société en pleine transformation.




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