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MILIEN Jean -Carlot


Doctorant
Université Paris 8 Saint-Denis
École doctorale : Sciences Sociales
Géographie

Année de première inscription : 2018
Courriel : jean-carlot.milien@etud.univ-paris8.fr, jcarlomilien@gmail.com
Master d’origine : Etalement urbain, Mobilités et choix résidentiels, Limoges
Directrice de thèse : Tamru Bezunesh
Cotutelle/tuteur : Georges Eddy LUCIEN

TITRE DE LA THÈSE

La trajectoire contemporaine de la région nord d’Haïti : entre étalement urbain et déprise agricole. Cas de la commune du Cap-Haitien

RÉSUMÉ DE LA THÈSE

L’étalement urbain qui est à l’œuvre depuis des décennies dans le pays ne saurait être analysé sans que soit pris en compte la rente foncière de l’espace habité. La plaine du nord a vu ses territoires habités grandir, à mesure que ses populations augmentent. Ce long processus a bien des impacts sur l’espace qui les entoure. Il entraîne la perte d’espace, notamment des terres agricoles, la spéculation, manque de service et d’équipement collectif. En effet, la déconcentration des lieux d’emploi et le départ de la classe moyenne vers les périphéries affecte le dynamisme des secteurs centraux. Somme toute, ces changements dans les territoires s’inscrivent dans le cadre de la mondialisation des activités économiques. Ces actions dénaturent profondément la fonction traditionnelle de la zone périurbaine. Elles entraînent l’augmentation de la population locale. Et cette augmentation de la population s’accompagne de nombreuses modifications et des impacts dans le mode d’organisation spatiale. Les parcelles et les maisons paraissent insuffisantes quantitativement dans les centres urbains, l’insalubrité, l’insécurité, la pollution, sont présentes dans certaines zones du centre de la ville du Cap-Haitien. Ces éléments sont les facettes qui animent la périurbanisation. Elle contribue à l’augmentation des espaces bâtis au même titre qu’elle influe sur la forme du front de l’urbanisation.
Deux logiques du choix résidentiel apparaissent dans ce processus sur le territoire, d’une part, une première couche s’est installée dans des zones particulièrement à risques, quartiers prioritaires et en absence des infrastructures publiques, et, d’autres parts, la classe moyenne plus ou moins fortunée et la diaspora s’éloignent un peu plus de la ville à la recherche de l’aménité environnement, plus d’espace et la relative tranquillité. De surcroit, il donne à voir un espace où la ségrégation parait évidente. A cet effet, un problème majeur est lié à cette problématique car les municipalités ne mettent quasiment pas en place une politique d’urbanisme avec l’objectif principal de maîtriser l’étalement urbain. Dans le processus de construction, le changement de fonctionnalité de l’espace s’avère être un problème crucial. Les territoires périurbains sont souvent l’objet de profondes transitions et de mutations dans l’occupation et la gestion de l’espace, avec de situations conflictuelles et la difficulté d’intégration pour les nouveaux arrivants. Donc, les interactions entre la migration et les prix fonciers montrent, en effet, la spécificité du facteur de production qu’est la terre. Ainsi, notre étude s’inscrit dans une perspective d’analyser les transformations des environnements naturels et construits ; la morphologie et les milieux périurbains ; comprendre les facteurs qui expliquent cette périurbanisation et le comportement migratoire des habitants du centre et ceux du milieu rural ; décrypter l’impact qu’accompagne cette appropriation de la zone périphérique ; Faire ressortir la trajectoire contemporaine de la plaine du nord dans le contexte colonial et de la mondialisation.
Il s’agit d’un travail de recherche qui se réalisera sur les zones périphériques de deux communes (Cap-Haitien et plaine du nord). Cette thèse aura le mérite de mieux saisir la trajectoire contemporaine de cette plaine qui, jadis, était des sites de production sucrière par excellence et de denrées. Aussi connaissent-elles un glissement : de la fonction de production à la fonction résidentielle. Elle rendra compte du processus d’urbanisation de la plaine, de l’étalement des deux villes, des nouvelles stratégies résidentielles des habitants, de l’imbrication du rural et de la ville…
Ce travail se focalise sur la période de 1970 à nos jours. Il prend pour cadre l’évolution rapide et progressive des contours des villes ci-avant mentionnées, ce qui constitue ses limites géographiques. En raison de ses positions géographiques favorables et ses qualités environnementales, elles suscitent la convoitise de toutes les couches socioprofessionnelles venant des milieux ruraux et des citadins. A cet effet, il importe dans cette étude d’analyser cette évolution suivant une démarche systémique, c’est-à-dire tenir compte de tous les éléments naturels et humains qui participent à cette reconversion.

Mots-clés

Etalement urbain, périurbanisation de crise, mobilité, déprise agricole, choix résidentiel

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