Thème de recherche 1 : Dynamiques d’intégration régionale
Ce thème, bien défini tout en étant suffisamment large, fédère les travaux de nombreux chercheurs de l’axe 1. Plusieurs d’entre eux poursuivent une réflexion sur les processus de recomposition et de développement de nouveaux espaces, pôles ou territoires économiques, politiques et sociaux. La réorganisation des systèmes de production et les nouvelles relations internationales, liées au processus de mondialisation et de libéralisation, entraînent des recompositions à l’échelle régionale, nationale ou locale. L’accent est mis sur ces recompositions à différentes échelles, sur la problématique de la polarisation, sur les phénomènes d’exclusion/inclusion et sur l’étude des actions ou des discours d’acteurs qui se construisent en réaction à ces processus, dans ces nouveaux espaces et marchés régionaux.
Thème de recherche 2 : Développement local (rural-urbain). Innovations sociales et nouvelles formes de gouvernance
La question de l’innovation sociale et politique est abordée à des niveaux territoriaux variés. Ce terme est utilisé ici pour décrire et analyser des phénomènes d’adaptation mais aussi de résistance d’acteurs face à des évolutions – parmi lesquelles le processus de régionalisation – impulsées par le développement économique mondial. Ce dernier est producteur de vulnérabilité, certes, mais peut être aussi dynamisant, à la fois dans les pays industrialisés et sous-développés. L’innovation est prise ici d’abord dans un sens social : l’objet analysé concerne l’action collective d’individus discrédités, marginalisés par les processus dominants, comme peuvent l’être aussi, les marges de l’Europe, donc en recherche de dynamisation économique ou sociale. Elle peut prendre la forme d’une réorganisation des rapports de production au sein d’une entité domestique, d’une mise en réseau ou d’un partage de savoirs, de la création d’associations ou d’institutions spécifiques. L’échelle d’analyse varie du groupe familial à l’unité productive, à la collectivité (la région, l’État) à des ensembles de dimension macro. Ces variations sont au centre des stratégies d’acteurs qui combinent plusieurs registres relationnels empruntés à plusieurs registres territoriaux.






