
Doctorante
Université Paris 8 Saint-Denis – Vincennes
École doctorale : ED 401 Sciences Sociales
Géographie
Année de première inscription : 2011
Tél : 06 69 40 48 76
Courriel : pauline.vilain@etud.univ-paris8.fr
Courriel personnel : pauline.vilain@orange.fr
Master 2 Recherche DISSER à Paris 8
Directeur de thèse : Bouziane Semmoud
Co-directeur : Antoine DA LAGE (ENeC)
TITRE DE LA THÈSE
Mémoire du feu, mémoires des lieux : approche ethnogéographique et comparatiste des perceptions et des représentations du risque d’incendie de forêt en territoires méditerranéens.
RÉSUMÉ DE LA THÈSE
Parce que, plus qu’un simple phénomène, le feu a longtemps été un outil qui a marqué l’espace et les paysages, s’intéresser aux perceptions et représentations du feu et des incendies revient à interroger les rapports des hommes avec leurs milieux, ainsi que les pratiques sociales et spatiales autour de ce phénomène, afin de rendre compte de ce qu’ils pensent de leur environnement, de leur manière d’y vivre, de le voir et de l’imaginer.
Premièrement, il s’agira d’étudier la question de la peur du feu, afin de définir dans quelle mesure celle-ci est partagée mais aussi de comprendre son origine et ses conséquences. Ensuite, le problème des rapports à l’espace constituera une clé d’entrée incontournable pour évaluer les liens qu’il peut y avoir entre une peur du feu récente et une société qui s’urbanise. Enfin, le sujet des perceptions et représentations des incendies revient à remettre en question ce statut ontologique de risque et de comprendre ce qui définit un risque pour les populations locales et les élites.
En géographie, l’importance accordée aux perceptions et aux représentations permet de comprendre comment s’articulent réel et imaginaire, sur les espaces vécus. L’enjeu n’est pas de trouver des solutions à une meilleure protection contre l’aléa mais plutôt de passer de la notion de feu à celle d’incendie-événement, puis à celle de risque d’incendie et de décrypter les perceptions et représentations associées à cette évolution. Il convient alors de discuter la notion de risque d’incendie et de montrer dans quelle mesure elle pourrait s’apparenter à une construction sociale.
Ainsi, par le biais de méthodes pluridisciplinaires, cette thèse a vocation à comprendre dans quelle mesure les perceptions et représentations, savantes et vernaculaires, face au risque d’incendie sont la conséquence de changements sociaux et contribuent à la vulnérabilité des populations locales face à ce risque. Se confronter à de telles questions pourra être utile à une meilleure prise en compte et une meilleure gestion du risque d’incendie, davantage axée sur la prévention.
Mots-clés
Incendies ; perceptions ; représentations ; construction sociale ; ethnogéographie ; risque
COMPÉTENCES
Cartographie : Adobe Illustrator et Photosphop
Notions de SIG : ARCGIS
Techniques d’enquête
COMMUNICATIONS
Vilain-Carlotti, P., 2011. La nature sous la cendre : les incendies de forêt en Corse comme image du désastre ou promesse de renouveau, communication lors du séminaire du laboratoire ENeC, Besoin(s) de nature…, le 17 avril 2011 (Actes à paraître).






