Lieu :
Pavillon Chevreul, 3e étage
Muséum National d’Histoire Naturelle,
57 rue Cuvier (Centre A. Koyré)
75005 Paris
Jeudi 6 janvier 2011 de 11h30 à 16h15.
Sur le thème : From forest islands to biochar : indigenous agro-ecological practice and a century of misrecognition in the Upper Guinean forest zone
Les premières initiatives de protection de la nature en Afrique ont privilégié la création de parcs nationaux et de réserves forestières nationales excluant les populations locales. Dans les années 80-90, cette approche centralisée est remise en question par un discours qui favorise la participation des populations locales aux politiques de conservation. Des lectures critiques ont souligné la dimension néo-libérale de ce tournant participatif, qui a largement œuvré à délégitimer l’échelon étatique dans la protection de l’environnement. La promotion de la pratique du « biocha » en Guinée forestière (enfouissement des résidus agricoles carbonisés), présenté comme la nouvelle panacée pour la séquestration du carbone atmosphérique, suggère que le souci de la participation locale et de la prise en compte des savoirs autochtones est passé en deuxième plan, derrière l’urgence climatique. On s’interrogera sur la portée du retour de solutions techniques universalisantes, caractéristiques de l’idéologie du développement des années 50-60.
Intervenante : Melissa Leach (University of Sussex)
Discutante : Élise Demeulenaere (Lab. Eco-anthropologie et Ethnobiologie, CNRS)
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